Le Saviez-vous :
L’identification des animaux de compagnie,
une obligation légale qui les protège
Qu’est-ce que l’identification ?
Le principe de l’identification est d’attribuer à un animal un numéro unique, enregistré dans un fichier, afin de pouvoir attester de l’identité de l’animal s’il est trouvé ou contrôlé (lors d’un voyage notamment).
L’identification, en plus d’être une obligation légale, permet également de faciliter les recherches des animaux perdus, de lutter contre les trafics d’animaux, et d’organiser la lutte contre certaines maladies réglementées comme la rage .
L’identification offre 40% de chances en plus de retrouver un animal perdu.
81% des animaux identifiés perdus sont retrouvés contre seulement 59% pour ceux qui ne le sont pas.
(source : enquête TNS Sofres pour I-Cad, septembre 2016)
Il existe deux modes d’identification : le tatouage ou la puce électronique.
En quoi consiste l’identification électronique ?
La micropuce électronique ou transpondeur est un tout petit cylindre de la forme d’une gélule de 1 mm de diamètre pour 3 à 4 mm de long environ, que l’on implante en position sous-cutanée, c’est à dire sous la peau de l’animal. Il existe aussi la « Thermoschip », qui prend la T°C de l’animal en même temps.
En France, le lieu d’implantation adopté est au niveau de ce que l’on appelle la « gouttière jugulaire gauche », soit dans le cou, sur le côté, en arrière de l’oreille gauche.
Certains chiens identifiés à l’étranger peuvent l’être en région scapulaire (sur l’arrière de la base du cou, entre les omoplates).
Il ne contient aucun système magnétique ou électrique pouvant être nuisible au chien ou au chat.
C’est le lecteur qui reconnaît la puce et est capable de lire son code. Il suffit de passer ce lecteur à quelques centimètres de l’animal.
A l’aide de ces lecteurs, les transpondeurs peuvent être lus par les vétérinaires, les refuges, la fourrière, voire la police, les mairies et les pompiers (aujourd’hui souvent, pour la plupart, équipés d’un lecteur).
Seul le vétérinaire est habilité à poser cette puce et peut faire enregistrer le numéro unique correspondant à votre animal auprès de la société d’identification Icad.
Le code est à 15 chiffres. Il permet l’identification du pays (les 3 premiers chiffres, 250 pour la France), de l’espèce (26 pour les chiens, chats et furets ; 22 pour les NAC dont les tortues) et de l’individu grâce à 8 chiffres.

Et le tatouage ?
L’identification par tatouage, au dermographe, était l’identification réalisée historiquement. Elle est toutefois de moins en moins utilisée, pour plusieurs raisons :
- Le tatouage se fait généralement dans l’oreille droite et demande une anesthésie générale,
- Il est maintenant supplanté par la puce pour son caractère indolore,
- et parce que, avec le temps, le numéro d’identification peut perdre en lisibilité.
En outre, pour voyager à l’étranger, seul un tatouage lisible fait avant le 3 juillet 2011 peut être accepté.
Est-ce obligatoire ?
Si nous devions donner une seule réponse, ce serait oui.
- Tout chien âgé de plus de 4 mois né après le 6 janvier 1999
- Tout chat de plus de sept mois, né après le 1er janvier 2012
En France, l’identification des carnivores domestiques est encadrée par la loi qui prévoit plusieurs dispositions réglementaires.
L’identification des chiens, des chats et des furets est obligatoire en France :
- Avant toute cession gratuite ou onéreuse d’un chien ou d’un chat, quel que soit leur âge, à la charge du cédant.
- Pour tous les carnivores domestiques en cas de voyage en dehors des frontières.
- Pour toute vaccination contre la rage et pour pouvoir leur établir un passeport européen, afin de les faire bénéficier des mesures conservatoires, pour les emmener à l’étranger et pour les faire profiter d’un plus grand délai de garde en fourrière en cas de perte.
Par carnivore domestique, on entend les chiens, les chats et les furets.
Le propriétaire ou détenteur d’un animal enregistré au fichier national d’identification est tenu de déclarer auprès du gestionnaire, ICAD Sas, le décès de l’animal et les changements d’adresse ou de propriétaire.
En outre, concernant les voyages à l’étranger :
- Depuis le 3 Juillet 2011, tout animal identifié devra impérativement l’être par puce électronique, s’il est amené à passer une frontière quelle qu’elle soit au cours de sa vie. Les tatouages réalisés après le 3 juillet 2011 ne permettent plus aux animaux de voyager en dehors de la France.
- Les tatouages réalisés avant le 3 juillet 2011 restent quant à eux pour le moment valables pour partir à l’étranger à condition qu’ils soient bien lisibles.
ATTENTION, certains pays européens exigent l’identification par puce électronique : Irlande, Malte, Royaume-Uni, Suède et Finlande.
Enfin, pour voyager hors d’Europe, il faut se renseigner préalablement auprès de l’ambassade du pays, les conditions pouvant changer et évoluer au fil du temps.
Du coup quelle méthode choisir : puce électronique ou tatouage ?
Quelle que soit la méthode, le numéro doit être lisible et accompagné du document d’identification.
En France, et pour l’entrée en France, les deux méthodes sont reconnues réglementairement.
Mais, comme souligné plus haut, pour voyager en Europe, la puce électronique est obligatoire pour tous les carnivores domestiques identifiés après le 3 juillet 2011. Pour les autres, les deux méthodes (puce électronique, tatouage) sont reconnues, à la condition impérative que le numéro soit lisible et complété par la carte d’identification.
En résumé, d’un point de vue légal, si vous êtes amenés à voyager, la puce électronique est la plus conseillée.
Outre ces considérations légales, la puce électronique présente quelques avantages :
- La pose de la puce électronique ne nécessite pas d’anesthésie, et évite donc ainsi les risques pouvant y être liés.
- La lecture peut se faire « à distance » ; avantageux à l’égard des animaux apeurés ou nerveux, contrairement aux tatouages souvent difficiles à lire, dans l’oreille ou à l’intérieur de la cuisse, et qui nécessitent donc de manipuler l’animal.
- Elle est difficilement falsifiable.
- Elle est permanente, elle ne risque pas de s’effacer avec le temps, au contraire du tatouage.
Faire identifier son animal par puce électronique, alors qu’il dispose déjà d’une identification par tatouage, demeure possible. Demander conseil au vétérinaire dans ce cas.
Et les NAC ?
Le furet est considéré comme un carnivore domestique et est donc soumis aux mêmes règles que le chien et le chat en matière d’identification.
Le fichier d’identification des chiens, chats et furets de France est géré par l’I-Cad (Identification des carnivores domestiques).
Concernant les autres NAC mammifères domestiques (cobaye, lapin et chinchilla…), l’identification par puce électronique est vivement recommandée. Et elle est obligatoire si l’on veut voyager avec son animal dans l’UE.
Concernant les oiseaux, dans la grande famille des perroquets, la plupart d’entre eux (amazones, aras, cacatoès, youyous…) font partie de ce que l’on appelle la « faune sauvage détenue en captivité » et doivent à ce titre être obligatoirement identifiés.
De même une législation, dont la réglementation sur les « Espèces Enzootiques Envahissantes », est entrée en vigueur concernant l’identification de certains animaux, dont les tortues et les reptiles, qui devient obligatoire selon les espèces.
La législation concernant l’identification des animaux dits exotiques est en constante mutation, il est donc préconisé de se renseigner sur les modalités légales avant toute nouvelle acquisition.
De même que l’identification des carnivores domestiques est enregistrée dans le fichier national I-CAD :
- celle des espèces de la faune sauvage protégée et des espèces non domestiques est gérée par le fichier I-FAP,
- et celle des NAC est gérée par le fichier d’identification Vetonac (www.vetonac.fr).
Conseils pratiques
En cas de déménagement, ou même de changement de numéro de téléphone, bien penser à retourner signaler ces changements auprès du fichier central (I-Cad, I-FAP ou Vetonac).
Et demandez conseil à votre vétérinaire en cas de doute.